En Australie… comme photographe de mariage – les préparatifs

Lors de mon précédent billet, je vous avais brièvement raconté comment j’avais été invité au mariage de Sarah et Félix en Australie en qualité de photographe.

Commençons par lundi matin, 5h30. J’ai pas trop mal dormi et ma valise est prête : j’ai mon passeport, mon e-ticket, le matos photo, mon costume, les cadeaux. Pour m’organiser j’ai utilisé l’application Priorities sur mon iPod pour m’assurer de ne rien oublier.

Priorities : une App bien pratiquer pour s'organiser

En route : 20 min de voiture et 1h de train plus tard, j’arrive au guichet Etihad de Genève-Cointrin : « Bonjour, voici mon passeport, ma valise et mon meilleur sourire »
Très bien, la demoiselle envoie mon bagage de soute le long du tapis roulant et me demande « Mettez encore votre bagage à main sur la balance svp »
13.8kg
Elle écarquille les yeux et s’exclame :
– Mais ! C’est presque le double du poids autorisé ! Vous ne pouvez pas monter dans la cabine avec ça !
– Ecoutez, c’est que j’ai du matériel photo et j’ose pas le mettre en soute…
– Le problème est que je ne peux pas surtaxer un bagage à main et que votre valise est déjà partie.
Je blémis
– Bon, vous avez un laptop ? Prenez-le à la main… Mais vous pourriez avoir une sacoche pour le mettre dedans, comme tout le monde !

Et c’est comme ça que j’ai franchi la première épreuve de l’aéroport, le contrôle de sécurité ne fut que formalité et mon avion à 3/4 vide décolla à l’heure.
A ce moment du récit, vous vous demandez surement ce que j’ai embarqué comme équipement pour couvrir le mariage :

  • un Nikon D700
  • un 14-24mm
  • un 24-70mm
  • un 50mm f/1.4
  • un flash sb-900
  • un Canon 550D
  • un 30mm f/1.4
  • un 11-16mm f/2.8
  • 4 Cactus trigger V5
  • une softbox 40x40cm
  • 2 CF 4Gb
  • 2 SD 4 Gb
  • un MacBook Pro 13″
  • un DDE de 320Gb

E ça ce n’est que ce que j’ai embarqué, je vous parlerai du matériel à Félix utilisé sur place une autre fois.

En gros, j'ai plus de cailloux que de t-shirt.

Le gouvernement est très sévère concernant l’importation de nourriture ou l’application stricte de la loi. Comme j’ai du fromage dans la valise et laissé un ou deux PV lors de mon précédent voyage, j’ai une petite appréhension en passant devant les douaniers, mais je traverse sans trop d’encombre la sécurité où Sarah, Félix et sa soeur Eva m’accueillent dans une douce moiteur de fin d’été. De là, il reste encore 250km pour rejoindre leur demeure et finalement j’arrive le mardi soir à minuit chez les Thompson, qui m’ont chaleureusement accueilli pour la durée de mon séjours. Par contre Sydney n’étant pas la porte d’à côté et la date n’aidant pas, seule Eva représente le côté du marié…

1h de train, 23h d'avion, 3h de voiture.

Avant de partir, j’avais rassemblé toutes les informations possibles sur la photographie de mariage : quel matériel utiliser, comment gérer le manque de lumière dans l’église, que photographier pendant la préparation, quels sont les moments clés de la cérémonie, comment organiser les photos de groupe, quoi faire pendant la réception et la soirée. J’ai été soulagé, mais un peu déçu aussi, quand Félix m’expliqua que ce sera en petit comité, avec la cérémonie dans le jardin à 17h et la réception dans le local attenant ensuite.

Pour corser le tout, j’ai emprunté le D700 d’un ami. Etant Canoniste sur APS-C, c’était un pari osé que de passer sur un Full Frame de la marque concurrente. En photographie, comme partout, rien ne remplace la pratique, surtout quand l’outil se manipule à l’envers : les objectifs se vissent dans l’autre sens, la bague de zoom pareil, les molettes se tournent à l’envers, rien de très logique chez les jaunes. Et je ne vous parle pas de l’organisation des menus. Du coup j’ai profité de chaque occasion pour manipuler le boitier, comme le précédent thème Strobi ou d’une sortie au resto pour tester le 50mm f/1.4.

50mm f/1.8 sur du FF, c'est bôôôôôô

Le vendredi, derniers préparatifs… Enfin, on aurait dit la moitié des préparatifs : tondre le gazon, accrocher les lampions, dresser les tables, débarrasser le chenit, et plein de détails de dernière minute. Pour moi : charger les piles, formater les cartes, mettre les boitiers à l’heure, nettoyer les optiques et checker encore le planning et les photos à prendre. Avec Isaac, le frangin, on prépare aussi la Go Pro pour un timelapse de la cérémonie puis on va se coucher pour le grand jour. Cliquez ici pour la suite du récit

Dimanche, c'est jour de mariage à Bamako. Oups

Taggé , , , , .Lien pour marque-pages : Permaliens.

2 réponses à En Australie… comme photographe de mariage – les préparatifs

  1. héhé, ça donne envie de lire la suite mine de rien!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *