ITW // Niko Vallet, photographe de mariages, portraits, books & events

Une photo qui m'a convaincu de faire du studio à domicile, le coussin et le téléphone était chez le client, je les ai vus pendant la séance et ça a fait tilt.

En deuxième invité, j’accueille Nicolas Vallet, photographe parisien. Il aime les portraits d’amoureux, de comédiens, les flashs qui crépitent, la musique qui bourrine, les images verticales qui rallongent la mise en page et les cheveux longs sur sa tête comme sur celles de ses modèles :

Salut Niko, alors que veux-tu bien nous dire de toi ?

A peu près tout ce qui vous intéressera 🙂 Je suis un chevelu  de 27 ans vivant dans la petite ceinture Parisienne, travaillant à temps plein dans la sécurité informatique. J’exerce la photographie avec une vision professionnelle depuis 3 ans bien que la passion soit là depuis plus longtemps.

Quand et comment es-tu venu à la photographie ?

Je dois surement cela à mon père, mes grands pères, à un oncle et une tante qui  m’ont implicitement éduqué à la prise de vue argentique sur des polaroids, des compacts et des reflex. L’argentique avait cette vertu de nous faire réfléchir à ce que l’on va saisir… Sinon je me faisais taper sur les doigts quand je ramenais 6 pellicules à développer de ma classe de neige 😀

En parallèle je m’étais mis à fond à la guitare en autodidacte et à tout ce qui touchait les groupes que j’aimais (Metallica, Nine Inch Nails, Tool…). Notamment tout l’univers graphique des pochettes, les photos de groupes, les jeux de scènes, de lumières et les clips! Mon gout de l’image s’est beaucoup développé grâce à la musique. La plupart de mes photos sont liés à des clips, des paroles, des chansons, des bouts de films c’est pour cela que sur mon blog pour chaque article je propose une chanson généralement.

Un jour je me suis décidé à m’offrir un reflex numérique, un Pentax K200D. A partir de ce moment j’ai vraiment commencé à m’éduquer photographiquement, que ce soit les livres techniques, les ouvrages de grands photographes, le post-traitement, le fonctionnement des reflex, les sites communautaires autours de la photo etc …
Et puis deux déclics  m’ont amenés à vouloir en faire un métier.
Le premier s’est fait un peu avant et pendant un road trip en Irlande avec mon frère qui avait beaucoup de sens et de significations pour nous. Je voulais revenir avec les plus belles photos possibles, afin de rentrer sans regrets et que Chaque instant, chaque lumière, chaque lieu que j’appréciais devait être saisi du mieux possible.  J’ai commencé à vouloir retranscrire ce que je vois dans la vie ou comment je vois les gens avec ma personnalité et ma sensibilité.

Une photo d'Irlande, avec mon frère, une image précieuse à mes yeux.

Le deuxième et ultime déclic a été un fabuleux mariage d’amis très proches. J’ai eu une carte blanche pour faire un reportage sans contraintes et obligations, juste pour le plaisir Je me suis éclaté, le résultat a plu, j’ai été félicité et encouragé. Alors cette idée de faire de la photo un peu plus qu’une passion m’a motivé à aller un peu plus loin dans la démarche et là c’est le début de la fin
La photographie est au croisement de tout ce qui me plait: la musique, les émotions sincères, les belles choses de la vie, la nature, l’image, la technologie et l’informatique. Et c’est le moyen d’expression idéal pour moi, on peut montrer ce que l’on veut vraiment tout en laissant place à de l’interprétation. Un peu comme des paroles à double sens dans la musique où tu ne sais pas si le chanteur parle d’une femme ou d’une dépendance autre par exemple.

Donc tu as fait le pas de te lancer comme professionnel, comment ça se passe ?

Oui, mais un pas précautionneux. Officiellement c’est le cas depuis septembre 2011, mais j’ai lancé l’activité, le site pro et mes offres il y a juste quelques semaines. En effet j’ai voulu prendre le temps de me former, de faire des stages, d’assister des photographes que j’aimais, d’en suivre sur des reportages… D’une certaine manière j’ai cherché à voir si je serais viable en tant que photographe pro auprès de gens dont j’appréciais l’approche et les travaux.
Aujourd’hui tout le monde peut s’autoproclamer et se déclarer officiellement photographe professionnel, seulement ça ne se limite pas à faire quelques jolis clichés, de mettre un preset et de se faire féliciter par tatie Jeanine qui vous demandera de photographier pour la gloire le mariage de sa jolie voisine… Ce type de personnes ne se rendent pas compte à quel point ils font du mal à ce fabuleux métier qui les fait rêver. Je ne dis pas que c’est réservé qu’à certains, mais que si on veut le faire, il faut essayer de le faire bien et de proposer des prestations, un style, une expérience humaine et d’étudier le service client, la partie administrative, commerciale, légale, tarifaire…

Une image forte pour moi car le modèle fait ressentir exactement ce que je voulais et ça fait partie d'une histoire

Enfin bref, piti coup de gueule d’un petit jeune qui se lance qui comprend la colère des « anciens » 🙂 J’ai mis un an à étudier ce que je voulais proposer et de quelle façon, avec l’aval de gens qui vivent et protègent cette profession je me suis alors lancé. Je suis fier de ce que j’offre à ma clientèle et surtout je suis content de le faire d’une manière qui me plait humainement et photographiquement.

Alors quelles sont les plus grandes difficultés auxquelles tu dois faire face en tant que pro ?

Je ne suis pas un commercial 🙂 Et c’est parfois difficile d’expliquer aux gens pourquoi on vaut ce que l’on vaut, à quel niveau on place le service qu’on leur rend. Certains ont besoins de photos et pensent que les bas prix sont les prix du marché… Et bien ca dépend de ce que l’on veut, je ne vais pas aller chez un  concessionnaire BMW et lui dire « Je veux une voiture 5 places, y en a chez Peugeot deux fois moins chers ». C’est notre rôle d’expliquer la valeur ajoutée qu’on apporte dans un service qu’on propose. Cette phase de négociation n’est pas simple car avant tout je veux partager des valeurs humaines avec mes clients et parler d’argent dans ce contexte est difficile pour moi.
Dans un monde idéal je le ferais gratuitement si le matériel, les logiciels m’étaient donnés et que je n’ais pas de factures ni de loyer à payer 🙂
A ce sujet, autre « difficulté » ça demande un investissement personnel, en temps et financièrement très important. Vu que je viens de me lancer, pour le moment j’ai encore une activité principale dans la sécurité informatique, le but est de passer à plein temps dans la photographie d’ici quelques années si tout se passe bien évidemment.

Ah mais donc tu as encore gardé ton ancien emploi. Comment jongles-tu entre deux boulots ?

Oui j’en suis que dans ma 2e année pro dans la photographie et je me suis lancé vraiment que récemment donc j’ai pas encore assez de clients pour pouvoir en vivre. C’est sur que ca demande beaucoup mais depuis longtemps j’ai toujours fait plein de choses en meme temps, ce fut le rugby, la guitare, l’informatique… Je dors peu (mais je me soigne) donc j’ai pas mal planché sur des bouquins, des tutos etc… En fait je jongle pas vraiment: de Xh à Yh j’ai un boulot et après j’en ai un autre mais c’est comme si j’exerçais une passion, même si c’est exigeant j’ai pas la sensation de jongler.

Une photo obtenu avec des mariés pendant la séance couple que je propose quelques mois avant le mariage. Une image pensée et désirée pendant une séance studio avec d'autres modèles que j'ai pu faire in situ dans un superbe endroit et avec des gens qui s'aiment vraiment.

Je me fais payer comme certains sportifs ont un métier traditionnel, comme mes potes musiciens qui recoivent des cachets pour des concerts, comme un mec qui aurait un boulot et ferait des strip teases le soir ( En revanche en France avoir deux boulots ou gagner de l’argent en dehors de son métier principal c’est vraiment un sujet tabou ce qui n’est pas le cas dans les pays anglo saxons… c’est bien dommage !
A long terme il est clair que je veux vivre de la photographie mais ca se fera progressivement et surement.
A défaut, je resterai dans l’informatique, métier qui me plait mais qui ne comblera pas une quête personnelle et humaine…

Malgré le peu de sommeil, je pense que ça t’apporte beaucoup de bonheur, non ?

OUI! Et c’est d’ailleurs pour cela que je le fais principalement. Si ça avait été pour une raison financière, j’aurai monté une boite de consulting informatique…
Je pense que chaque photographe que ce soit amateur ou pro s’exprime par la photographie suite à un cheminement personnel, qu’il comprend ou pas. Personnellement je commence à comprendre pourquoi j’aime saisir des instants. Pourquoi je veux partager des bouts de vies avec mes clients ou modèles car en plus d’accomplir un devoir de souvenir, je me sens utile et me développe personnellement. Dans ma vie, il y a des moments, des personnes que j’aurai aimé avoir en photo mais qui ne se reproduiront jamais, ce vide que j’ai, je veux l’apporter à des personnes. Je veux qu’un jour en regardant une photo que je leur ai faite en plus de la trouver belle, elle leur permette de se souvenir de cet instant, de l’avant, de l’après et des choses qui en découlent. Je pense qu’une photographie doit raconter et ne pas seulement montrer, j’essaye de le faire du mieux que je peux.
D’autre part, dans ma jeunesse j’ai toujours voulu vivre d’une passion, ce fut volcanologue, rugbyman jusqu’à une blessure, guitariste jusqu’à … une prise de conscience de mon « talent », puis l’informatique. Aujourd’hui je vis de l’informatique, c’est passionnant, très enrichissant mais il y manque des valeurs que je recherche et ce n’est pas ce que je veux laisser de mon passage sur terre. La photographie me permet de combler toutes mes envies, toutes mes compétences, de me rendre heureux et d’apporter du bonheur au gens.

Quel genre de photographie préfères-tu ? Quel est ton style ?

La photographie de mariage me plait particulièrement car on peut y faire de tout techniquement, photographiquement énormément de moments variés s’offrent à nous et humainement c’est extraordinaire de pouvoir être témoin de ces journées.  Du coup, ça coule de source j’adore les portraits qu’ils soient naturels ou travaillés. Mais j’ai besoin de faire autre chose en complément de ça: des travaux personnels, des portraits, des couples, de l’artistique, des books, des bébés, des photos éditoriales ou de publicités car j’ai un gout certains pour les images  graphiques et que ce soit avec des mariés, des familles ou bien des artistes j’aime que ça percute 🙂

Une image de mariage que je voulais réaliser depuis un moment et les mariés me sont très proches.

Je me suis lancé dans la photographie pro il y a 18 mois, j’ai eu la chance d’être très bien conseillé par des photographes établis et renommés en France, certains m’ont dit qu’il fallait que je me spécialise uniquement dans le mariage vu que j’adore ca. Mais il m’est impossible de dissocier le mariage à mes séances avec des comédiens, des particuliers, des modèles pros ou des travaux personnels car c’est un tout pour moi, dans chaque chose je trouve des éléments qui sont complémentaires à une autre. Par exemple faire un shooting studio va me permettre de travailler la lumière comme je veux et en reportage je suis alors très attentifs à la lumière ambiante pour composer avec, d’autre part je propose des studios photos pendant la soirée dansante. Autre exemple, shooter avec un duo de modèles photos me permettra de travailler des poses étudiées que je pourrais proposer à mes clients avec qui je fais une séance couple et de les appliquer rapidement en sachant si c’est possible ou non. Inversement les émotions que je retrouve chez mes futurs mariés me servent à guider des modèles pro pour apporter de l’émotion aux clichés.

Mon style, c’est les gens. De tout horizon, de tous milieux, de tout style je veux aller vers ce qui les fait vibrer, ce qu’ils sont et qu’ils soient eux mêmes étonnés de leur prestation au visionnage de leurs images.

Dans une autre mesure j’adore la photo de paysages mais c’est une démarche plus individuelle.

Quels seraient tes conseils pour quiconque voudrait se lancer en tant que photographe portraitiste, de mariage ou événementiel ?

D’ordre général, toujours douter pour progresser mais ne pas douter de soit. Toujours apprendre, le jour où on apprend rien en photo je pense que soit on a pris le melon soit on va se planter sous peu de temps.
Dans ce sens les forums/sites de critiques photographiques sont des ressources précieuses, j’y ai énormément appris que ce soit en recevant ou en donnant des critiques.

Une photographe qui a fait appel à moi pour se faire plaisir, quand des confrères reconnaissent votre boulot ca a une saveur particulière d'autant plus quand on a beaucoup de traits communs.

Pour l’aspect mariage/événementiel, Je rejoindrai ce que j’ai dit un peu plus haut: il faut s’y préparer, avoir suivi des pros, prendre conscience de tout les aspects de ce métier et penser avant tout qu’on est là pour rendre un service à notre client, pas pour être un artiste ou se faire de l’argent de poche en cassant le marché et en dévaluant la photographie.

Niveau matos, qu’y a-t-il dans ton sac photo ?

Du Pentax (et oui y en a lol) notamment avec un K7 et K200 en secours. En cailloux un 17-70 f/2,8-4 Sigma et mon chouchou le 50-150 f2,8 Sigma. J’ai  eu également des objectifs Pentax DA* qui sont excellents. Sinon y a aussi des piles… beaucoup! Et puis plein de petits trucs qui peuvent sauver un reportage ou un shooting: du gaffer, des pansements pour les ampoules, de quoi nettoyer le matériel, de la migralgine pour un marié migraineux, barres de céréales etc
Et sinon je bosse beaucoup au flash avec un Lightsphere en reportage et en déporté à la strobist avec des Yongnuo YN 560, Cactus V5, trépieds, soft boxes et autres modeleurs…

Ah oui, tu es sur Pentax, justifie-t… je veux dire, comment ça se fait dans l’hégémonie jaune-rouge ?

Je suis très heureux du rendu et du fonctionnement de mon matériel: l’ergonomie, la colorimétrie des images en RAW, la stabilisation intégrée, le bruit à haute sensibilité, les viseurs, la fidélité, la qualité des objectifs, la solidité des boitiers, la tropicalisation…
J’ai acheté mon premier réflex avant d’aller en voyage à la Réunion, la tropicalisation a été décisive ainsi qu’un boitier pas en plastique et surtout (et on en parle jamais dans le choix d’un appareil) la prise en main. Leurs boitiers  tiennent naturellement dans ma paluche, tout est accessible avec mes doigts tout en ayant l’œil dans le viseur. De plus au bout d’une journée de reportage, pas trop de crampes!
J’ai déjà shooté avec du rouge ou du jaune, la molette rouge me rend fou et les jaunes me font mal à la main au bout d’un moment.
Le reste c’est que des détails et des pinaillages de gens qui parlent plus des technologies des boitiers qu’ils ne font de photos à mon sens.
Quand tu vois ce que font certains ados sur flickr avec un 350D, je crois que ca clos le débat 🙂

Cette photo a été une des premières que j'ai faite avec un particulier qui m'a donné envie de faire des photos à tendance artistique avec mes clients et leurs passions.

Malgré cela je pense que je vais bientôt basculer chez l’un ou l’autre pour plusieurs raisons. A mes yeux Pentax ne suivra pas la course sur les réflex professionnels, de plus c’est mignon d’être le seul Pentaxiste parmi ses confrères mais on ne profite pas vraiment des opportunités que peut apporter une bonne entente avec d’autres photographes comme le prêt ou l’essai de matériel par exemple.
Chez les rouges, les performances et le rendu en basse lumière me font envie et chez les jaunes j’aime l’autofocus et la sélection des collimateurs très précise. Wait & See 🙂

En parallèle de tes deux boulots, tu as co-fondé le collectif Strobi.fr, pourquoi ça ?

Pour ne pas rouiller et ne pas se complaire dans ce qu’on fait 🙂 Enfin c’est ce que je pense :). Ce projet nous permet de se dépasser, de se motiver et de progresser avec un contexte qui nous oblige à faire des travaux perso sur un sujet commun. Nous en sommes qu’au commencement et c’est déjà très enrichissant pour ma part.  De plus il permettra je l’espère de faire un peu plus connaitre le mouvement strobist et les images qu’on peut obtenir.
L’histoire du projet commence avec le cofondateur, photographe et pote: Doumai. Il est venu vers moi en me disant qu’il aimerait bien fonder un petit collectif de challenge photographique. L’idée me plaisait mais existait déjà et je n’avais pas envie de me retrouver à faire des photos de fleurs ou de trottoirs avec des thèmes relativement classiques. J’ai alors suggéré qu’on axe notre collectif autours du strobism pour se démarquer un peu, étant tout les deux fans de cette technique, de la philosophie qu’il y a autours et du minimum de technicité que sa demande. A partir de là les idées ont commencé à se mettre en place, on a prévu pas mal de choses, on a voulu rendre le projet participatif pour corser le tout…
On a alors sélectionné et contacté des photographes dont on aimait le boulot et l’originalité et en qui on pouvait avoir confiance dans cette aventure, on a essayé d’être éclectique que ce soit dans le style, l’âge, le sexe, le pays et même les prénoms: on a pris un gars qui s’appelle Régis 🙂 Ce n’est que le début !

Du coup. plutôt lumière naturelle ou flash ?

Lumière naturelle quand elle est exactement comme je veux, ou je veux, quand je veux mais avec des flashs dans le sac à dos et des gélatines au cas où 🙂

Une image qui symbolise ma passion pour le rock sur laquelle figure mon premier marié 🙂

As-tu quelques anecdotes à nous raconter ou une rencontre particulièrement forte qui t’as marquée ?

En anecdotes, c’est pas ce qui manque, il faut qu’il y en est une à chaque fois sinon ce n’est pas normal, c’est qu’on n’a pas rigolé 🙂
Un shoot se démarque à mes yeux, on avait préparé tout aux petits oignons et absolument rien ne s’est passé comme prévu… Les voitures ont changées, la route abandonnée qu’on avait repérée, ne l’était pas, juste le jour du shooting. Après négociation on a eu le droit à une heure en tout, soit après préparation 15-20 min de shooting…
Nous étions à quelques mètres d’une caserne de pompiers, mes émetteurs radio étaient brouillés rien ne marchait. Nous devions avoir une superbe vue sur un soleil couchant, mais les pompiers ont allumé un beau et gros barbecue qui a ruiné le ciel 🙂 Réglages des flashs en urgence pour passer en nuit artificielle, photo faite en 4-5 min au final… C’était sport mais le client fut très content et au final cette ambiance noire claque beaucoup plus sur la pochette d’un cd après le travail de l’infographiste qu’avec un soleil couchant je trouve.

Une des images les plus techniques niveaux lumière que j'ai eu à réaliser dans des conditions complexes !

En rencontre, oui il y en a une qui m’a marquée. Début 2011, j’ai fait un stage à Bordeaux sur la photo de mariage, j’y ai rencontré des photographes géniaux en quête de progression et d’amélioration de leurs services et de leur photographie, débutants et expérimentés. Depuis nous sommes très soudés malgré des divergences d’opinions, on se voit régulièrement, on s’entraide énormément, ce sont des amis ils m’ont soutenu dans mon projet et franchement sans cette rencontre je ne suis pas certain d’en être ou je suis aujourd’hui. Merci et bisous à Olivier, Paule, Amandine, Sandra, Samantha, Nadine, Alice, Thibault, Carine, Marjorie, Myriam, Virginie.

Quelle question n’ai-je pas posé et réponds-y.

Pourquoi as tu accepté cet interview et pourquoi t’es autant bavard?

J’ai accepté car on évolue très vite dans la photographie et dans la vie, d’une certaine manière dans quelques années je pourrai surement relire ce que j’ai dis, faire le point et me marrer.
Dans un second temps, j’ai suivi ton blog depuis quasiment le début, alors même que tu préparais ton super voyage, j’ai partagé avec toi un bout de ta vie et c’était fort plaisant. A mon tour j’ai voulu partager quelque chose avec toi comme tu l’as fait avec nous pendant ton périple. Et je suis très heureux de commencer avec toi une nouvelle aventure dans le projet strobi.fr 🙂

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=63KaSNy5ydA?rel=0]

Merci à toi Niko pour cette interview pleine de vie et d’énergie, pour toi lecteur voici le lien de son site flambant neuf : Niko-photo

Incoming search terms:

  • niko vallet photo
Taggé , , , , , , , .Lien pour marque-pages : Permaliens.

6 réponses à ITW // Niko Vallet, photographe de mariages, portraits, books & events

  1. Doumai dit :

    Moi je dis Bravo…..Bravo pour cet interview forte ou on y retrouve un Niko qui se dévoile, pose des mots et des sentiments sur sa passion. Plus qu’un passionne…. un amoureux et un professionnel.
    Je me retrouve également dans beaucoup de points. Tu le sais deja, mais je te souhaite l’accomplissement et l’aboutissement dans ce monde qui est la photo. Tu es deja dedans 😉
    Merci Regis pour cette belle initiative. Et une biz a mon chevelu 😉

  2. Olivier dit :

    Intéressante interview de l’ami Nico !

    Petite réflexion personnelle sur la rapport anciens et nouveaux qui tous peuvent s’autoproclamer « photographe pro ». Voyons le problème sous un autre angle. Nous avons tous vu, depuis une, deux, trois décennies (ou plus pour certains) des vitrines de photographes pros avec des portraits plats, des photos de mariages kitschissimes. Bref, nuls.

    La démocratisation de la photographie a révélé énormément d’amateurs au potentiel bien plus éclatant que de nombreux professionnels (qu’on parle du photographe de quartier qui fait des portraits et des mariages ou du pro renommé qui expose et tout). M’est avis que ça devrait motiver les pros à se surpasser pour garder leur clientèle.

    Je pense justement à un photographe pro réputé à Saarbrücken qui vient d’ouvrir un nouveau studio et fait photos mariage, bébés, nus/lingerie… et j’ai vu ses flyers promotionnels avec quelques photos pour attirer le public… eh bien mes amis, je suis ravi d’être un amateur qui bouscule la nullité et la fainéantise de ce type de charlatan.

    Finalement, professionnel n’est pas un indice que qualité, mais indique bien que la personne exerce cette PROFESSION.

    Je reconnais cependant que ce n’est pas cool pour un photographe pro de voir certaine personnes aller chez un amateur (même très bon) et payer une séance 150 ou 200€ au lieu de venir payer le double chez lui… sauf que ce client ne l’aurait certainement pas fait pour le double. Donc finalement…

  3. Niko VALLET dit :

    On est bien d’accord, mais ca n’excuse pas le fait de travailler au black à des prix n’étant pas soumis aux charges et taxes etc…

    D’ailleurs je ferai le parallèle avec la musique, y a plein d’artistes de merde qui vivent de la musique et qui se feraient musicalement poutré par un amateur passionné. Il n’empeche pas qu’ils ont des fans, des « clients » etc… Ce n’est pas un gage de qualité. Il faut de tout, mais tout service mérite salaire et alors ce service ce doit d’être d’une qualité professionnelle. Tout les pros ne sont pas bons, comme tous les métiers 🙂

    Sinon merci pour vos retours les gars 😀 Et grosse bise Dom

  4. Sais pas. Chacun son job. Une amie me demandait récemment si je voulais faire des photos au mariage d’une de ses proches. J’ai éludé : « je n’en ai pas les compétences », lui ai-je marmotté, mais en pensant « ça me gonfle déjà rien qu’à l’énoncé. » Chacun son job… mais ce n’est pas à mon sens une question d’amateurisme ou de professionnalisme. De fait, comme le dit Olivier, amateurs et/ou pro accumulent avec un bel entrain la même masse navrante de clichés de mariage sans le moindre caractère. Qu’est-ce qui les fait courir s’ils ne sont pas motivés ? Le fait que ça paie, que c’est même peut-être la première chose qui paie dans le métier ? Question ouvert. Alors, moi ce qui me branche chez toi Niko, c’est que tu es motivé : tu sais exactement pourquoi tu fais des mariages (je parle encore de mariages pour demeurer dans l’exemple), tu y mets de la recherche et du caractère, tu y mets aussi un bout de toi et tu aimes ça. Et là, impossible de tricher : ce que tu as investi de toi-même, tu le récoltes illico. A ce stade-là, je dirais que la différence entre pros et amateurs devient carrément caduque, sinon déplacée. Ou alors, Lady Gaga et Amélie Nothomb sont respectivement les Beatles et les Hemingway de ce déplorable XXIe siècle.

  5. Il y a Pro-fessionnel et Pro-fessionnalisme, le premier est lié au statut légal, le second à la manière d’aborder une tâche. C’est tout.
    Et s’il ne suffit pas de posséder des casseroles pour se proclamer chef étoilé, rien ne m’empêche d’accepter de manger le magret chez toi plutôt qu’à la cantine du coin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *