ITW // Christian Brun : Photographe de presse

Finale de l’Euro M-17 feminin et Les a-cotes du match Islande-Espagne. Ici la joueuse espagnole Alexia Segura Putellas(G) en duel avec la joueuse Icelandaise Thorbjorg Aradottir Irunn (D). Ce jeudi 28 juillet 2011. au stade de Colovray a Nyon © Christian Brun, 24 Heures

La semaine passée, je vous ai présenté le CV d’un photographe de presse. Son nom est Christian Brun, alias Kyklik sur la toile. Comme vous connaissez déjà son parcours (si ce n’est pas fait, cliquez vite sur le lien), je vous propose qu’on rentre dans le vif du sujet :

Salut Christian, alors comment se déroule ton quotidien ?

En permanence le téléphone peut sonner, je ne l’éteins jamais, tente de répondre avant la troisième sonnerie, prends la commande qui en général vient aussi par e-mail. Je fais les appels aux contacts au plus vite pour bien comprendre ou affiner les rendez-vous, souvent je vais sur le web pour comprendre qui sont les acteurs du reportage ou simplement pour voir leur tête et les reconnaitre sur le terrain. Toujours essayer d’arriver en avance, voir une heure avant pour le sport pour éviter les bouchons formés par les spectateur et pour avoir les feuilles de match avec la listes des joueurs afin de mettre les bons noms sous les bons joueurs dans les légendes, ça a son importance 🙂
Après c’est la cerise sur le gâteau, on regarde dans le viseur de son boitier et quand c’est joli on appui sur le bouton.
Puis c’est là qu’il faut tenter de ne pas stresser, il faut envoyer les images au plus vite pour les agences, au fur et à mesure du match pour le sport et c’est assez rageant d’entendre la clameur du public suite à une belle action alors qu’on est en train d’éditer ses images, du coup beaucoup de photographes envoient depuis le bord du terrain avec le risque de se ramasser un ballon voir un Puck sur l’ordi , dans le matos ou dans la figure. Si si ça arrive…

Nyon . 12 juin 2005 , Stade de Colovray, Rugby, Tournoi du Léman.
Matchs des Benjamins: Rumilly (rouge) contre le Pays de Gex (bleu). ©Christian Brun

Pour les journaux c’est un peu plus cool, j’édite et j’envoie depuis la voiture ou au bistro après le reportage, car en général ils ont besoins rapidement des images pour leur site Web, mais là pas de stress pour l’envoi, quasi tout avec une clef 3 G, les photos font entre 1 et 2 Mo et ça marche en général assez bien.

Ton sac photo doit peser son pesant d’optiques, que prends-tu lors de tes reportages ?

  • Boitiers : Nikon D3 S et D 800,
  • Optiques : 14-24 f 2.8, 24-70 f2.8, 70-200 f 2.8, 50 f 1.4 et si besoin 200-400 f4, 60 f 2.8 macro et 28-300 f 3.5-5.6. Il m’arrive aussi d’emprunter un 200 f 2 ou 400 f 2.8
  • Flashs : SB 900 avec cordon ou commande à distance pour les déporter

Le champion de Formule 1 Clay Régazzoni (1939-2006) , paraplégique suite à un violent accident au grand prix des Etas Unis, à Long Beach en 1980.
Ici le 05 octobre 2003, à l’arrivée du tour handisport du lac Leman , après avoir bouclé ses 180 km et fini sous la pluie, il se réchauffe avec un thé chaud © Christian Brun

Un peu de studio ou de flash déporté à l’occas ?

  • Deux Elinchrom D lite 2 avec soft box, parapluie, bol et nid d’abeille
  • Un Elinchrom Quadra Ranger une torche + flash annulaire
  • Et pour pouvoir travailler n’importe ou, un générateur d’énergie mobile Tronix Explorer XT SE pour les D lite et le PC portable

Quel genre de reportage préfères-tu ?

Ce sont les reportages où il y a de l’humain, où il se passe quelque chose d’assez fort, comme le reportage sur la fin des cochon rapide du Jora à la boucherie ou celui sur les clandestins pris dans le train par les douaniers ou encore ceux fait sur les enfants, pour Terre des hommes, en Afrique ou en Inde.

Une nuit avec les gardes frontieres. A 02 H 40 ce vendredi 3 juillet 2009, dans le train en provenance de Venise, entre Brigue et Lausanne, suite a la decouverte de faux papiers receptionnes par le Stewart du wagon, et apres que le Sergent Fritz Fontana ai trouve, dans les chaussures de deux refugiers clandestins, des document attestant de leurs demandes d’asile en Grece, ces derniers sont menottes, ils seront reconduit a la frontiere Italienne © Christian Brun, 24 Heures

Dans la photographie de presse, il y a 95 % d’image à faire sur l’humain, donc que demande le peuple ? 🙂

Et quel genre de reportage n’aimes-tu pas faire ?

Le pire pour moi c’est allez faire une photo pour une mise à l’enquête sur un terrain vide où il y a quatre poteaux en bois qui délimite la future construction, va faire une bonne image avec ça…

Autrement il y aurait d’aller em… les gens façon paparazis, je m’y refuse, ça n’est pas mon métier

Mais à ne pas confondre avec le suivi de l’actu ou des drames. Là c’est autre chose, ce sont des sujets délicats mais je trouve normal de les couvrir.

Les sujets délicats
Peoples carries candle during a « white march » for the missing Swiss twins Alessia and Livia, in St-Sulpice near Lausanne, Switzerland, Friday, March 18, 2011. Police in three countries are searching for the six-year-old twin girls after their father, who had abducted them from their home in Switzerland, threw himself under a train in Italy on February 3, 2011. (KEYSTONE/Christian Brun)

Et puis je suis également moins partant quand c’est pour des photos people ou à but publicitaire, mais je doit avoir un problème à régler avec ça et au final les photos tiennent la route quant même…

Un peu de people
Le tennisman Novak Djokovic en visite chez Audemars Piguet, avec sa compagne Jelena Ristic, ce jeudi 03 fevrier 2011, au Brassus. © Christian Brun

A combien de déclenchements es-tu par semaine ? Et ensuite, combien d’images sont envoyées dans à la rédaction ?

Ca dépend du nombre de sujet par semaine :
Ca peut aller de 20 déclenchements pour un portrait à 500 pour un reportage. Je dirai une moyenne de 100 à 200 photos par sujet. Sauf exception j’envoie entre 10 et 50 images par sujet.

Valerie Glanzmann, 16 ans, lors du Kids trophy biathlon. Competition de jeunes de 8 à 16 ans. Ce samedi 14 janvier 2012 à l’Auberson © Christian Brun

J’ai vu le stress que peut engendrer la clôture des journaux alors qu’un match n’est même pas fini. N’est-ce pas frustrant de travailler ainsi dans l’urgence ?

Je préfèrerai les sujets que l’on peut lécher, où on aurait le temps de s’appliquer, mais c’est un fantasme car en photo de presse on a quasi jamais le temps. Oui c’est une frustration car je pense souvent à la magnifique photo que je n’ai pas faite, par manque de temps, ou pas au bon moment au bon endroit dans les mouvements aléatoire des acteurs du reportage.

Mais on peut retirer un bénéfice d’avoir du travailler dans l’urgence, cela amène des automatismes précieux en cas de reportage sur des histoires tragiques où l’on a très peu de temps pour réfléchir.

La main d’une mère sur le visage de son enfant soufrant de malnutrition sevère a l’hopital de Nouatchott en Mauritanie © Christian Brun, TDH

Je m’en suis rendu compte sur un reportage pour Terre des hommes avec des enfants soufrant de malnutrition sévère en Mauritanie et au Sénégal, l’évidence était de ne pas les fatiguer.
Tout s’est fait très vite sans analyser les cadrages, je ne pensais qu’à deux choses : apprivoiser ces enfants en douceur pour ne pas les effrayer et envoyer l’éclair du cobra sur le bon mur. Pour le reste, c’est l’expérience acquise par la photo de presse qui m’a permis de travailler principalement à l’instinct et très vite.

Sur ce sujet pour Terre des hommes au Sénégal, j’ai abordé les enfants et leurs parent avec humilité et n’ai pas cherché à faire des photos-chocs, mais la mère de ce bébé très mal en point a enlevé le tissu qui le couvrait, elle voulait que je montre cette réalité. Cela pour dire qu’il est difficile de juger en regardant une photo, de la manière dont elle a été réalisée. © Christian Brun TDH

Est-ce que tu regardes réellement tes photos une fois le reportage terminé, ou voila pas que tu dois déjà passer au sujet suivant ?

Je les regarde souvent avec déception, cela en rapport avec la frustration de n’avoir pas pu faire la photo parfaite par manque de temps, de place, de chance, de talent…
Mais quant je les revois plus tard, il m’arrive d’avoir de bonnes surprises et de me dire, non elle allait bien celle là !

Fête de Gym à Morges le 10.02.2007 © Christian Brun

Avec tout ça, as-tu encore le temps ou l’envie de faire de la photo pour toi ?

Quasi pas mais justement je veux changer ça. C’est aussi pour cela que j’ai investi dans des flashs nomades plus puisant que des cobras pour faire des travaux personnels avec une lumière plus belle que du strobist. Pas que je dénigre le strobist, bien au contraire, j’ai moi même bricolé des diffuseurs et des parapluies légers pour mes cobras. Mais ils ont trop peu de puissance pour une grande soft box, une faible cadence, une mauvaise régularité des éclairs si on loupe le recyclage. Je garde ce matériel bricolé pour les voyages où ça craint pour le matos.

Mike Aeschbach est un peu le couteau suisse du sport extreme. Ancien footballeur de 1re ligue, il a plus de 10 saut en parachute à son actif, il a été flashé à plus de 210 km/h en ski de vitesse, il est moniteur de plongée, pratique le kyte surf, le deltaplane, le surf (des mers). Il pose ici chez lui avec son tatouage. ce mercredi 31 mars 2010 à Goumoens-la-Ville. © Christian Brun, 24 Heures

Et la vidéo dans tout ça ?

La vidéo m’ intéresse beaucoup beaucoup, d’où le Nikon D 800

Aujourd’hui le quidam peut prendre des photos de haute qualité, et se trouver là au bon endroit au bon moment. Considères-tu les amateurs comme une menace pour ton métier ?

Non, pas vraiment, je vois beaucoup de magnifiques images sur des sites comme Flickr, c’est d’ailleurs inspirant et motivant pour sortir de ses petites habitudes, beaucoup d’amateurs on de loin bien assez de talent, de compétence technique et de sensibilité, mais répondre au impératif de la presse et sortir tous les jours des images qui tiennent la route et qui appuient le sujet traité c’est une autre paire de manche. Pour cela, je pense qu’il faut quasi ne faire que ça, ne penser qu’à ça, être toujours prêt à partir sur un reportage, ne pas compter ses heures, garder du plaisir à faire n’importe quel type de sujet..

Photo de pub dans l’action pour Photopress
c’est exactement l’inverse que pour les photos de presse où l’on fait tout pour ne jamais voir les pubs
Thabo Sefolosha vient animer une journée pour Rivella. Photopress/Christian Brun

Est-ce qu’on peut vivre encore décemment des piges, et conseillerais-tu ton métier à ceux qui veulent vraiment se lancer ?

Quand j’ai commencé, tardivement, la photo de presse, mes futurs collègues m’ont averti que ça n’était pas le moment d’entrer dans le métier. Ils avaient raison et c’est encore pire aujourd’hui : je connais d’excellents photographes qui font des chantiers comme carreleur  pour compenser le manque de mandat photo.
Pour ma part je roule avec une vielle voiture, habite dans une maison minuscule, n’ai pas d’enfant, donc des charges minimes, autrement je ne m’en sortirai pas. Et tout passe dans le matos photo car sans bon matos on peut louper des sujet, surtout en sport.

Alors quels seraient tes conseils pour quiconque voudrait se lancer dans la photographie de presse ?

Si après réflexion il ou elle pense avoir l’envie, la passion ou même la vocation suffisante, je lui dit : fais toi d’abords un bon bas de laine, achète du bon matos, ne quitte pas encore ton job, va t’exercer, sans pression, juste pour toi sur tout type de reportage d’actu : manif, concert, fêtes locales, kermesse, fanfare, chorale, défilé, discours politique. Tout type de sport y compris et surtout en salle, essaie tout avec des approches différentes, habitue-toi à aborder les gens et à les prendre en photo avec leur accord. Ce sera encore plus facile si tu viens pour un média, propose donc tes images à un petit journal local qui te paiera au lance pierre mais où tu te feras une formidable expérience comme pigiste le week-end. Là tu vas connaitre les autres photographes, les agences, les journalistes, bref tu entres dans le milieu et si tu aimes encore ça et que tu t’entends bien avec tout le monde, que tu te sens prêt : alors fonce ! Quitte ton employeur, ne fait que ça, ne pense qu’à ça, donne toi à fond, vis sur tes économies s’il le faut et tu devrais au moins avoir quelques miettes du gâteau, et je te jure que le gâteau il est délicieux.

Les fêtes populaires, l’ idéal pour débuter, les gens sont content de poser pour le journal local et il y a toujours des photos sympa à faire.
Biere 09 septembre 2007 . Fête cantonale de tir, un petit parfum d’aventure pour « Rafi » et « Jess » Raphaël Parisod de St-George (G) et Jessica Banchieri de Prangins (D) © Christian Brun

Mais si tu as un bon job, que tu penses femme et enfants, horaires fixes, petits week-end en famille ou avec les amis, alors oublie la photo de presse et éclate toi avec les photos que tu as envie de faire.

As-tu quelques anecdotes à nous raconter ou une rencontre particulièrement forte qui t’as marquée ?

Oui une très forte m’a marquée, olfactivement parlant déjà.

C’était pour les cochon rapide du Jora, j’avais, et c’est exceptionnel, toute la matinée pour suivre ces braves bête de leur auge à leur conditionnement en saucisse pour ensuite partir sur une conférence de presse.

A l’aube je retrouve les cochons et décide d’entrer dans leur auge pour coller au plus prêt du sujet, le paysan me le déconseille :
– N’y allez pas ça fouette
– Ah, je sens rien
– C’est comme vous voulez,  j’vous aurai averti
Faut dire qu’il faisait très froid et je ne sentait vraiment rien, bref, je vais vers les braves bêtes qui viennent me renifler et faire froti-frota, sympa, j’occulte la suite de leur destin qu’ils ignorent.
Puis je saute dans ma voiture pour suivre la bétaillère jusqu’à la boucherie, chauffage à fond, ou là ! En effet ça fouette méchant ! Comme quoi faut toujours écouter les paysans. Mais d’ici midi, ça sera surement parti.

Ferlens, Carrouge VD, 14 décembre 2007. Au petit matin, Deux porcs des « Cochons rapides du Jorat », Eclair et Mousqueton, fonts leur dernier voyage. De la ferme à Ferlens ou il ont été élevés, à la boucherie de Carrouge. Là ils sont tués, électrocutés par Lionel Piretti dit « Lionelito » (chemise à carreaux Bleue) puis il fait boucherie avec son grand père Jean Paul Serex (chemise à carreaux brun-gris), Daniel Balocchi ( sweet bleu) et Patrick Walser, boucher d’Auboranges (chemise blanche) .Eclair et Mousqueton passeront ensuite au Fumoir à Mézières-Les-Troncs dans la ferme de Michel Rod (veste Kaki) © Christian Brun, 24 Heures

Je fait le reportage complet dans la boucherie puis pars en voiture pour clore le sujet dans une ferme ou ils fument la viande, re chauffage et re ou la la ça fouette, j’appelle le chef photo de 24 Heures qui me dit, « ok vas te doucher-changer, je donne la conférence de presse à un autre et te refile son sujet qui est en milieu d’après midi »

Le pire c’ était les chaussures, j’ai du les laisser 4 mois dehors pour que l’odeur disparaisse 🙂

Quelle question aurais-tu voulu que je te pose ?

Quelle différence y a-t-il à travailler pour une agence ou pour un journal ?

Pour les agences, on est souvent seul à faire le boulot et ça peut être stressant avec les délais. Pour un journal on est souvent avec un(e) journaliste et j’aime beaucoup travailler en tandem, surtout pour les sujet assez long ou à l’étranger où l’on doit s’entraider et où j’apprends beaucoup sur le journalisme en regardant mon(ma) collègue travailler

Quelle différence y a il à travailler comme salarié ou pigiste ?

Le photographe salarié lit les journaux ou regarde le web pour rester en phase avec l’actu pendant ses heures de travail, il est payé pour ça, il en va de même pour sa préparation des sujets et le temps qu’il met à s’y rendre. Le plus souvent il a des horaire relativement régulier et travaille rarement le week-end sauf pour les agences.

L’un de mes rares sujets personnel
Octobre 2009 en Inde, sur l’île  » Litle Andaman » ravagée par le tsunami de 2004 , les ouvriers travaillent sous un soleil de plomb pour couler des tétrapodes de béton qui renforceront les nouvelles digues. © Christian Brun.

LES MOINS : Le pigiste facture ses heures de prise de vue et d’édition, il ne facture pas la préparation de sujet ni son suivi de l’actu, parfois même pas ses heures de trajet, les horaires sont totalement irrégulier et il travaille principalement quant les photographes salariés sont en week-end ou en vacances et évidement il n’a aucune sécurité de l’emploi et il doit se donner sur chaque sujet pour espérer rester dans le métier.
Le pigiste ne participe quasi pas à la belle émulation qui peut vibrer au sein d’une rédaction ou d’une agence

LES PLUS : Le pigiste est libre, il peut refuser des commandes, mais pas trop souvent, et partir plusieurs mois pour faire ses sujets personnels.
Le pigiste est rarement dans les bureaux des rédactions ou des agences où il arrive que l’ambiance soit plombée et tendu à cause de cette crise économique qui n’en fini pas de durer et qui s’ajoute à la crise que traverse la presse écrite.
Le pigiste peut chercher des sujets de son choix et les proposer aux rédactions

Quel est ton secret pour faire une bonne photo ou une photo qui tient la route ?

Le plaisir, sans plaisir cela devient très difficile, surtout pour saisir les bonnes attitudes ou expressions des gens, il faut aimer les gens pour qu’ils se sentent à l’aise et pour en saisir le meilleur. C’est là pour moi que tout se passe, si l’on est trop stressé et trop longtemps, on peut perdre ce plaisir et là ça devient vraiment pénible, ça peut dégénérer. Se lasser de ce métier amène des images médiocres et ces images médiocres font baisser les appel des rédactions qui sont déjà en baisse vu la conjoncture. Il faut garder le moral, l’envie, la passion.
Pour faire une bonne photo, Il faut aussi de la chance.

La chance, c’est si important ?

La chance, c’est primordial : un bon photographe, c’est un photographe qui a de la chance. La chance c’est pas que ça se travaille mais il ne faut surtout pas la faire fuir, en restant le plus réceptif possible, le moins tendu mais concentré tout en se laissant aller.
Mais c’est comme ça pour toute les activités non ?

Sebastien Chabal du Metro Racing, est venu s’entrainer sur un terrain de sport au Chalet-a-Gobet, ce lundi 01 aout 2011. © Christian Brun

Et toi tu as de la chance ?

Oui à donf ! Ma chance c’est d’être assez neuf dans le métier, pas encore usé, de me sentir libre comme pigiste, d’aimer appuyer sur ce déclencheur et de voir l’image quand je la traite sur l’ordi puis de la voir publiée, ma chance c’est de faire ce métier magnifique…

A Namardé, chez les Peuls avec Terre des homme. A une heure de route et trois heures de piste de Podor au Sénégal, loin des villes surpeuplées et sous le soleil brûlant du Sahel, Brin de toilette pour cette mère et sa fille. © Christian Brun, TDH

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Une réponse à ITW // Christian Brun : Photographe de presse

  1. Christopher Frey dit :

    Christian,

    J’ai beaucoup aimé ses différents reportage, vraiment un oeil génial !

    Bien amicalement,

    Christopher

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