Reggie’ Monday

ReggiemondayTu m’as vu à la télé, tu as cherché mon nom sur google et tu es tombé… sur mon site photo !

Hé oui, avant de m’engager pour la cause alimentaire, ma passion de « coeur » est la photographie. Bien entendu je t’invite à y jeter un oeil maintenant que tu es là, bien que cette activité est quelque peu entre parenthèse.
Par contre, je te redirige également vers mon site des Reggie’ Monday si la raison de ta venue est plutôt l’alimentation durable, le « climativorisme » et les ateliers culinaires respectueux de l’environnement !

Régis Matthey,
photographe-climatarien

L’Ísland – de Vík aux fjords de l’Est

Après avoir photographié nos premières chutes d’eau, la perspective de voir nos premières aurores boréales du voyage nous alléchait. Les prédictions pour le soir venu n’étaient pas folles, mais le ciel s’annonçait dégagé.

En Islande, la météo des aurores boréales sont disponibles sur le site vedur.is, qui indique l’intensité probable du phénomène ainsi que l’état de la couverture nuageuse au-dessus du pays. Chose indispensable dans ces contrées. Si les météorologues se sont révélés impressionnants de fiabilité concernant la pluie, le vent et les marées, on reste dubitatif concernant les lumières du Nord : le phénomène annoncé fort l’après-midi (5/9) pouvait décroitre à un miserable 2/9 (voire moins) une fois la nuit tombée.

Ainsi, ce soir-là à Vík, nous avons jalonné les alentours en attendant le phénomène magique. Chose curieuse, en roulant nous avons aperçu nombres de véhicules parqués n’importe comment sur le bas-côté jusqu’à nous rendre compte que c’était d’autres photographes aux aguets. Oui, dans l’hiver islandais, vous risquerez de croiser plus de photographes la nuit que le jour.

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Toujours est-il que la nuit fut calme, le spectacle céleste ne voulant nous gratifier de ses plus beaux atours, avec qu’un paisible halo verdâtre ne venant moirer les cieux.

Le lendemain, ce fut un nouveau réveil avant l’aube qui nous attendait, afin de retourner sur la plage noire de Dyrhólaey et ses fameux piliers rocheux appelés Reynisdrangar. Les vagues sont impressionnantes de force, et réputées pour avoir entrainé et noyé aux larges quelques imprudents. J’ai tenté quelques selfies en pause longue perché sur un rocher, mais quelques vagues d’intensités démesurées sont venues me lécher les chaussures et m’envoyer des décharges d’adrénaline dans l’épine dorsale. Je finirais les pieds humides mais l’expérience aura été grandiose et un de mes meilleurs souvenirs du voyagegg !

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Puis nous sommes retourné prendre le petit-déjeuner à l’hôtel avant de poursuivre notre route.
En milieu de journée, nous avons poussé jusqu’à Fjaðrárgljúfur, un canyon datant de l’âge glaciaire. Des promontoires herbeux s’avancent en langues chétives au-dessus d’une ravine de 200m de haut au fond de laquelle s’écoule une rivière surgissant d’une cascade. On s’attend à voir voler les ptérodactyles.

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Jökulsarlon fut notre prochaine étape, un lac dans lequel vient fondre placidement le glacier Vatnajökull, en y laissant dans son sillon une ribambelle d’icebergs. C’est un des endroits les plus touristique d’Islande, et pas aussi paisible qu’on voudrait pour admirer la flottaison de ces cubes turquoises. A l’embouchure du lac dans la mer, les icebergs viennent s’échouer sur une plage de sable noir. Notre première visite à marée basse nous a laissé dubitatif, mais au crépuscule l’effet fut saisissant, les vagues venant lécher ces délicats cristaux sur fond de tempête maritime.

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On aurait pu passer des heures à photographier le phénomène, chaque vague et chaque glaçon donnant un résultat différent, malheureusement la nuit puis la neige sont venus nous déranger trop rapidement. Le lendemain, un vent et une pluie rendit notre excursion misérable, ne sachant que mouiller notre matériel et nous rendre grincheux.

Höfn fut notre destination pour deux jours de repos. Ce port de pêche est presque une ville comparé aux hameaux rencontrés depuis Reykjavik et s’illustre essentiellement pour ses langoustines.

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Humarhöfnin est certainement le meilleur restaurant du coin, délivrant de savoureuses et juteuses langoustines à la fraicheur inégalée. Un incontournable du périple, sans aucun doute.

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Les photographes, eux seront surtout intéressés par Vestrahorn, quelques jolis pics rocheux précédés d’une plage de sable noir aux sympathiques dunes couronnées de touffes herbeuses. Cette plage m’a rappelé Wharariki Beach en Nouvelle-Zélande et désormais compétite dans mon coeur au titre de la plus belle plage du monde.

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Le spectacle est superbe, nous nous y rendîmmes par trois fois, même si la première visite me laisse tout de même un souvenir désagréable : par mégarde, les filtres à densité neutre prêté pour l’occasion par le président de mon club photo se sont échappés pour se briser sur les rochers…
A ce sujet, ce périple a été terrible pour mon matériel, en outre d’avoir émietté ces filtres, j’ai également arraché le fil de ma télécommande, perdu mon couteau, soufflé de l’air sec en bonbonne qui a laissé une tâche graisseuse sur mon capteur (ne jamais faire ça !!), effiloché mon sous-vet thermique et même craqué mon pantalon. C’est à partir de là que le moral a commencé à s’entacher.

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L’Ísland – Reykjavík et la côte Sud

Coucou c’est moi ! Oui je sais, je n’ai pas été très actif ces derniers temps : silence radio depuis plus d’une année.
Il faut dire que ce nouveau job a monopolisé mes journées et que mon temps libre a plutôt été consacré à d’autres loisirs. J’ai même eu un sacré passage à vide qui m’a fait craindre l’abandon de ma passion, mais pour l’instant, je suis encore là !

Bon, je vais vous raconter mon dernier périple en Islande, ce pays tant acclamé par les photographes et qui fut mon 3ème voyage à la recherche des aurores boréales après la Norvège et le Canada.
Pour commencer, je suis parti un jeudi matin de Genève pour la capitale Reykjavík. La suite

L’hospitalité canadienne

Je pourrais vous parler de notre périple qui nous a mené d’Ottawa à Rimouski en passant par Montréal et Québec, mais j’ai plutôt envie de vous dire combien on a été bien reçu pendant toute la durée de notre séjours.

Tout d’abord je pensais intituler cet article “L’hospitalité québécoise” mais ça n’aurait pas rendu justice à mes amis en Ontario et à Yellowknife où j’ai très bien été accueilli aussi ! Voyons plutôt.

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Avant de partir au Canada, je savais que je pourrais m’appuyer sur quelques ressources, outre Couchsurfing, pour trouver un gîte : entre certaines Québécoises que je connaissais de Suisse (coucou les hygiénistes dentaires), mon ami Ju qui a vécu une année au Québec ou encore ma mère qui avait quelques contacts. Mon but était de loger autant que possible chez l’habitant, non pas pour des questions pécuniaires mais pour l’aspect social et culturel : un pays ne se visite pas qu’au travers de ses paysages mais en apprenant de ses habitants.

Alors j’ai contacté ces amis et ces “contacts”, mais je n’aime pas ce mot qui sonne électrique, remplaçons-le par “potentiels futurs amis” parce que c’est comme ça que je conçois ces rencontres et souvent c’est ce qu’ils deviennent après notre passage. Alors j’ai contacté ces amis et futurs amis potentiels afin de savoir s’ils étaient prêt à héberger deux petits suisses en maraude et les réponses furent au-delà de nos espérances !

Ce que je peux dire, c’est que les Canadiens sont généreux, hospitaliers, enthousiastes, drôles et arrangeants. Déjà, le Québécois a le tutoiememnt beaucoup plus facile qu’en Europe et le contact ouvert, vous le constaterez aisément dans les commerces, restaurants et dans la rue. Il n’y a pas de défiance, juste des échanges et une leçon de courtoisie à chaque propos échangé.
Ensuite on nous a non seulement offert le gîte, mais également le couvert et le transport, comme venir nous chercher à l’aéroport ou l’arrêt de bus alors qu’ils ne nous connaissaient même pas encore..

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Erica & Kyle, un couple de notre âge nous accueillirent ainsi à Toronto et eurent à coeur de nous balader aux chutes du Niagara et la CN Tower quand la famille Aghaby nous accueillirent à Gatineau par un festin princier et ne nous laissèrent pas repartir sans une panoplie de friandises au sirop d’érable.

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Adil, un voyageur-photographe dont on se suivait les aventures mutuelles à distance depuis que l’on s’était loupé en Australie, s’est plié en 4 pour nous recevoir au milieu de ses deux adorables chiens et trois turbulents chats. Jess, sa copine, adore les animaux et les siens sont des amours.

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A propos, je crois que chaque Canadien se doit d’avoir un animal de compagnie, parce que si on s’est fait un tas d’amis bipèdes, on s’est aussi fait un tas d’amis chiens, comme le paresseux Whiskey, le végétarien Charlie bavant pour un bout de carotte, Loup le poli husky ou encore le moyen-Danois Finn, pour n’en citer que quelques uns.

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De Montréal on est parti direction les mines d’amiante de Thetford Mines pour un trop bref passage chez Emilie qui nous a concocté un délicieux pudding chômeur au sirop d’érable. Parce que chaque famille a tenu à nous faire goûter à ses spécialités, qui comportent irrémédiablement du sirop d’étable, allez savoir pourquoi. Notre voyage est passé par les papilles, passant d’un somptueux festin à un autre, nous laissant repu, la peau du ventre bien tendue.

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Il faut avoir la dent sucrée pour survivre au Québec. Si en Europe nous connaissons uniquement le sirop d’érable, il faut compter ici sur le beurre et la gelée, ainsi que tous leurs dérivés tel que le chocolat à l’érable, le bacon à l’érable, le whisky à l’érable, les bonbons, les sucettes, la tire, les pancakes, la sauce à salade, la terrine de wapiti à l’érable et la liste est encore longue. Mais faites attention à ne pas vous faire servir du “sucre de poteau”, simplement du sirop de glucose bon marché et qui n’est pas tiré de la sève d’un érable.

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Parlons à présent de la Magie de Nouëlle : Sandra que je contactais initialement pour Sherbrooke ou Québec nous a finalement invité à passer un Noël à la Québecoise à Rimouski, 4h de route supplémentaire depuis Québec sur la rive droite du St-Laurent.
Une pétillante blonde au sourire éclatant nous accueille dans un centre commercial pour nous emmener dans sa famille à 400km de là. Et qu’est-ce qu’on a été gâté, entre balade en raquettes, skidoo (moto-neige) et surtout le réveillon de Noël. Nous qui n’avions connu que des fêtes calmes dans une famille éparpillée, on en a été quitte pour la plus grande des festivités avec gargantuesque buffet, jeux, échanges de cadeaux, chants et danses à n’en plus finir. Une ambiance tellement chaleureuse quand juste dehors il neigeait 60cm+ de poudreuse légère et virevoltante.

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Merci encore à Kim et son copain Nick qui nous accueillirent au milieu de leurs rénovations.. sincèrement j’ai eu de la peine à imposer notre présence alors qu’ils étaient en plein travaux, mais non seulement ils nous accueillirent avec simplicité mais eurent encore les ressources pour organiser un petit réveillon avec des amis… Ils sont incroyables, je vous dit !

Que dire de plus, si ce n’est merci à tous ceux qui nous ont accueilli les bras ouverts ? Simplement Merci du fond du coeur pour votre générosité et soyez à jamais les bienvenus en Suisse, où votre nom est inscrit sur la porte.

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Ca vaut quoi, Toronto ou même Ottawa en décembre ?

Fini pour l’exploration de l’ouest du Canada, ma soeur et moi avons retraversé le Canada pour atterrir à Toronto dans l’Ontario. Là nous attendirent Erica et son copain Kyle qui eurent à coeur de nous balader dans les environs.

Le lendemain de notre arrivée, la première vraie tempête de neige se déclencha, ce qui eut le mérite de semer la pagaie sur le pays. Heureusement qu’on a pas pris de vol ce jour-là car il est à parier qu’on aurait été bon pour l’infortune. A la place de quoi on a mis à profit le mauvais temps pour s’enfermer dans le flambant neuf aquarium de Toronto. Si celui de Vancouver avait le mérite d’héberger et soigner les mammifères marins, celui de Toronto est à vocation beaucoup plus commerciale. Mais ya pas à dire, il en jette ! Les bassins sont admirablement esthétiques : les vitres sont claires comme du crystal, les paysagistes en flores maritimes ont soignés les détails et les poissons admis sur casting, pour leur ondulation du bassin et leur lignes pures. On retiendra notamment la balade sur tapis roulant dans le tunnel aux requins et poissons-scies ainsi que les méduses fluos dignes d’un écran plasma.

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Le temps clair étant revenu, on a pas manqué de visiter les fameuses chutes du Niagara. A une bonne heure de la ville, les chutes démarquent la frontière avec les Etats-Unis d’Amérique que je voyais pour la première fois. C’est à dire juste deux-trois buildings de l’autre côté de la rive, God bless America.
Si les chutes ne sont pas spectaculairement haute malgré tout le barouf qu’il y a autours, elles sont plutôt larges. Le côté canadien, le nôtre donc, sont réputées plus spectaculaires que la partie de l’Oncle Sam. Effectivement, haute de 52 mètres, la chute se découpe en un U de 792 mètres et charie la majorité du débit gargantuesque : 2800 m3/s en moyenne. Laisse pas le robinet ouvert, me disait mon papa…

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Bon, si vous vous figurez découvrir les chutes dans un parc naturel au détour d’un sentier bucolique, vous avez tout faux. En fait la ville de Niagara Falls ressemble plutôt à un Las Vegas pendant Canadien, avec casinos, fontaines luxuriantes, musique dans les rues, et toute une déclinaison de “musées” et attractions pour épater la galerie : antres des horreurs, poupées de cires, la maison retournée sur son toit ou celle du Guinness Book.. Voila comment concilier merveille naturelle et esbroufe commerciale.

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Toutefois le détour vaut quand même le coup d’oeil. Si l’été il est possible de marcher derrières les chutes ou de prendre The Lady of the Mist, un bateau menant jusqu’à son pied, l’hiver a le mérite d’attirer moins de touristes mais surtout de proposer un spectacle verglacé : la brume aura givré toute la périphérie de la cascade et les nuits de décembres proposent un spectacle de lumière, illuminant l’eau de différentes couleurs.

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L’autre attraction valant le coup d’oeil à Toronto est la CN Tower, 533 mètres au sommet et 447 du sol pour l’observatoire où il est possible de manger dans un restaurant tournant et de marcher sur le saisissant plancher de verre, une torture pour tous les sujets au vertige.

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Clin d’oeil aux strobists, si au sommet du Shard j’avais rencontré David Hobby, c’est avec Benjamin Von Wong que je suis allé boire un bière ensuite. La bonne nouvelle est qu’il est à Toronto pour éditer le DVD de son tour d’Europe 😉

Le lendemain nous avons pris l’autobus Greyhound pour Ottawa. Le trajet s’est effectué pendant 5h + 1h30 de retard dans un bus aux vitres complètement givrées, quand le suivant qui nous mènera à Montréal aura des sièges en simili-cuir et du wifi qui marche pas (comme en Irlande).
Sur place, nous avons séjourné dans la famille d’une amie à ma mère qui nous ont accueilli comme des princes à Gatineau, dans la province de Québec de l’autre côté de la rivières des Outtaouais.

Pour ceux qui ne le savent pas, Ottawa est la capitale du Canada et la ville recèle des joyaux d’architectures comme le Parlement sur sa colline et ses annexes.

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Comme j’ai déjà pu m’en rendre compte, décembre n’est pas le mois le plus intéressant à visiter, à part pour les symphonies de Noël. En janvier, il sera possible de patiner sur le canal Rideau, inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco et plus grande patinoire naturelle du monde, fin août accueille un festival de montgolfières sur Gatineau et il parait que l’automne est fantastique. Néanmoins on a mangé une queue de castor au Marché By et visité le Musée des Civilisations.

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Si le musée d’Anthropologie de Vancouver héberge une belle collection de totem et d’artefacts témoignant du mode de vie des Amérindiens, Métis et autre Inuits, le Musée des Civilisations est certainement le plus beau musée que j’ai visité avec le Te Papa museum de Wellington : l’exposition commence par un grand hall emplit de totems originaux, jusqu’à 20m de haut et vieux de plus de 200 ans, avec des reproductions d’habitations en cèdre roux, bois incroyablement légère et au coeur du mode de vie des indiens. Puis s’ensuit toute une exposition sur le mode de vie des Premiers Peuples et vous rappellera toutes les aventures de Yakari.

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Mais la partie la plus impressionnante est encore la reproduction d’un village retraçant l’histoire du Canada, avec toute sorte de monuments emblématiques, depuis un navire viking jusqu’au cachot de détenus célèbres en passant par hôpitaux ou L’Oratoire St-Joseph de Montréal. Au 3ème étage, une galerie présente les gens qui ont construit le pays et je ne mentionne même pas les expositions permanentes que nous avons à peine eu le temps de traverser pour nous rendre au cinéma IMAX.
Honnêtement, il y aurait eu de quoi se promener pendant 1 jour et demi et en apprendre quantité sur ce pays fascinant..

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Prochaine destination : la visite de la province de Québec.

Whistler – Vancouver en hiver

Après mon séjour à Yellowknife, j’ai embarqué pour Whistler où je devais rejoindre ma soeur qui était partie étudier l’anglais depuis cet automne. C’est donc un vol Yellowknife-Edmonton-Vancouver puis un bus Greyhound qui m’ont emmenés jusqu’à Whistler où je suis arrivé un mercredi soir.

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Whistler est une fameuse station de ski en Colombie-Britannique qui s’est fortement développée grâce au J.O. de Vancouver en 2010. Le village combine le charme pittoresque des villages alpins combinés avec des infrastructures ultra-modernes. Les deux télécabines allant sur les sommets de la Whistler Moutain et du Blackcomb Peak partent directement du noyau piéton au centre du village, et c’est juste génial de sortir de son hôtel à 20m du départ des pistes ou de skier la demi-journée pour les étudiants avec un accès aussi facile aux pistes. Ces dernières sont larges, bien aménagées avec tous les niveaux de difficultés, la plupart des pistes étant damées quand d’autres sont laissées intactes pour les freerider. La cadence des remontées est rapide, avec aucune attente, même si j’avais le bénéfice de la semaine. Le restaurant de montagne est idéalement aménagé, avec des prix plus que raisonnables et un choix de menus aussi bien pour la clientèle occidentale qu’asiatique et des plats vegan ou sans gluten.
Franchement, les stations suisses devraient en prendre exemple.

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Les deux sommets sont reliés par l’impressionnant Peak2Peak, un funiculaire se targuant d’être le plus haut et espacé entre deux pylônes : 3 kilomètres. A 436m du fond de la vallée, l’effet est saisissant !

Les activités ne manquent pas dans la station. Si la nuit appartient aux clubbers et au jägermeister, le pendant hivernal des côtes espagnols avec le plaisir de l’après-ski en plus, la journée offre zipline dans les arbres (avec la plus haute tyrolienne du monde), bobsleigh, centre sportif avec piscine et patinoire, curling et toutes autres activités hivernales dont on pourrait souhaiter.

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Après deux jours de sports et de festivités entre Whistler et Squamish, je suis parti avec ma soeur et David, un autre étudiant de l’école, en direction de Vancouver à bord d’une voiture de location qui nous est revenu chacun à quasiment le prix du bus (24$CAD le bus, 55$ + essence la voiture). Et si vous en avez l’occasion, franchement faites-le ! La route serpente entre les montagnes pour finir dans les fjords en bord de mer, un spectacle grandiose en fin (ou début) de journée, et encore plus pittoresque quand un charmant papi vous chante l’hymne national sur une aire de repos. Le décor m’a rappelé la Nouvelle-Zélande, mais je n’avais encore jamais vu de telles nuances du bleu au jaune en passant par l’orange et le violet !
Si l’été vous aurez peut-être la chance de croiser des ours, guettez les otaries et les aigles, notamment à Breakendale.

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Avec ces fréquents arrêts pour admirer le paysage et manger un salmon & chips, il nous a fallu joliment 5h pour parcourir les 130km jusqu’à Vancouver, la nuit ayant déjà drapé la ville de ses lumières de Noël. S’il y a un truc qui m’a impressionné plus que dans tout autre pays anglo-saxon jusqu’à présent, c’est la Manie de Noël qui s’en dégage : tous les arbres sont couverts de guirlande lumineuse, allant jusqu’à en couvrir des rues entières, ici une église, là un hôpital arboreront leurs plus étincelant atours. C’est parfois kitsch, mais encore joli dans l’ensemble. En revanche, si vous allez faire du shopping, il vous faudra vous blinder contre les chansons de Noël déclinés dans tous les styles, du jingle bell en canon au I wish you a Merry Xmas version rock…

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Bon, qu’est-ce qu’il y a à visiter à Vancouver en décembre ? Si les températures sont inférieures à votre congélateur à Yellowknife, si Whistler vous transperce d’un froid humide qui m’a paru encore plus désagréable, Vancouver est plus tempéré et honnêtement je ne m’attendais pas à de la pluie. De la sorte, il n’a malheureusement pas valu la peine de sortir jusqu’à l’île de Vancouver, à Cypress Hill ou Lynn Canyon qui sont des destinations phares pendant la belle saison, par contre l’aquarium dans Stanley Park vaut la peine, de même que le musée d’anthropologie. Le premier est un centre de soin et réhabilitation qui ne garde ses mammifères marins (dauphins, loutres et même beluga) que le temps de les remettre sur nageoires et le second conserve une magnifique collection d’oeuvre des First Nations, les natifs amérindiens qui érigèrent d’impressionnants totems !

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Dans la liste, on citera encore le marché de Granville Island, le cinéma 4D au Convention Center, l’immanquable stade devenu icône de la ville, Chinatown et la nourriture.
Non, pas l’inexistante bouffe canadienne, mais toutes les autres cuisines. Nos papilles se sont affriolées de saveurs grec, thai, italienne et même himalayenne…

Ah oui, comme en Norvège, je serais allé dans le Nord une semaine après, et j’aurais eu des aurores monstrueuses, mais ça je veux pas en parler….

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Next destination, Toronto et Ottawa avant le Québec.

L’image de la semaine : Perdu

Perdu dans l'hiver canadien

Ici, dans les Territoires de Nord-Ouest, terrain grand comme la France, l’Allemagne et l’Espagne réuni pour seulement 40’000 habitants et dans un froid si glacial qu’une tasse d’eau bouillante jetée en l’air disparait (-27°C en moyenne en décembre), tu as plutôt meilleur temps d’être bien préparé, sous peine d’y laisser une carcasse verglacée perdue dans la taïga..

L’idée

Voici une photo réalisée pour le défi « Perdu » de Strobi. J’avais évidemment envie de mettre en scène le froid et la solitude. Pour cela, je me suis dit qu’une silhouette se dressant dans la nuit, une voiture abandonnée sous la neige et un signal de détresse ferait l’affaire. Pour ma semaine à Yellowknife, j’avais loué une petite chevrolet et j’avais emporté 2 flashs et une lampe de poche.

La réalisation

A cet effet, j’ai positionné un flash nu avec un gel CTO à 5 mètres de moi, sur la droite de la camera, la position basse augmentant l’immersion. Le flash a permis de déboucher ma silhouette ainsi que les arbres, la lampe de signalisation finissant d’éclairer mon visage sur cette pose de 1/4s, f/4.0, iso 400. Les feux de signalisation éclairent la neige et fonctionnent en rim light.

Perdu by Rgs __ Regis Matthey

Avec le recul, je me dis que j’aurais du mettre un deuxième flash nu dans mon dos sur la gauche de la caméra pour augmenter l’effet rim (détourage) des phares et pourquoi pas positionner un flash avec une gélatine rouge à l’arrière du véhicule pour donner de la profondeur et éclairer les arbres se trouvant dans cette profonde pénombre.

La difficulté majeure de cette réalisation se trouvait dans le sous-effectif (j’étais seul) et le froid. Je pense qu’il devait faire en tout cas -15°C à ce moment-là et même en restant actif, le froid ne fait que se faire plus insistant de minute en minute.
Et pour preuve de la nature sauvage du lieu, alors que j’en était encore aux préparatifs, un renard à surgit du bosquet et m’est passé à 1m50, la truffe curieuse. J’ai tenté de déclencher, mais malheureusement le focus était à l’ouest et je n’ai pour résultat qu’une tâche fauve au milieu de la route..

Et n’oubliez pas de jeter un oeil aux autres réalisations sur le thème Perdu sur Strobi

Yellowknife, entre chasse aux aurores et couchsurfers

Si j’ai appris une chose dans le grand nord canadien, c’est que le temps est imprévisible, et que les aurores sont imprévisibles, et que la nuit tu as sommeil, et que dehors il fait super-froid. Et en plus, plus le ciel est clair, plus le temps sera glacial.

L’exemple le plus frappant est celui que j’ai vécu dans la nuit de lundi à mardi, où la journée fut dégagée le matin, s’est couverte dans l’après-midi et s’est réclaircie dans la soirée, alors que la météo indiquait “nuageux” tout du long. Depuis, je ne me fie plus aux indications des sites météorologiques, mais je guette directement par la fenêtre après ces multiples déconvenues. Ce soir-là, les prédictions des aurores, toutes aussi fiable, indiquaient quiet, ce qui signifie quand même que tu peux avoir de belles aurores.. ou pas du tout. A ce niveau-là, quand il est temps de savoir s’il vaut la peine de se pointer dehors ou pas, j’ai deux remèdes. Le premier s’appèle AuroraMAX et consiste en une webcam à Yellowknife qui montre une image des cieux toutes les 20 secondes. Le second est le site Soft Serve News qui prédit l’activité des aurores pour la prochaine heure.
Lundi soir donc, je me suis couché vers 23h avec un ciel dégagé qui présentait quelque peu d’activité mais pas assez pour me motiver à sortir. Je me suis donc couché en mettant un réveil à 2h du matin, comme je le fais toutes les nuits depuis une semaine.
A 2h, la webcam montre une jolie aurore, un peu menue, mais Soft Serve News indique que l’activité sera de 1.67 Kp dans 35 minutes, alors qu’il est de 1.33 actuellement.

Aurora forecast 2 décembre

Par expérience, je sais qu’on voit les aurores à partir à partir de 1.33 Kp mais que plus le nombre est élevé, mieux c’est. Alors je me dis bon, je me lève dans 30min pour un prochain bilan. 15 minutes plus tard, faisant sans-cesse la crêpe dans mon lit, je guette la webcam, et que vois-je ? LA PLUS GROSSE ACTIVITE de la semaine !!

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Vite, je me lève, enfile mes 4 couches de vêtements, attrape mon sac photo et 10 minutes plus tard je suis dehors… où il n’y a plus rien dans le ciel. Mais comme les prédictions indiquaient quand même une grosse activité, je me dirige à pieds à l’extérieur de la banlieue pour échapper à l’éclairage urbain. Cependant, à mesure que je m’éloigne, le ciel se couvre de plus en plus alors même que je vois une lueur verte qui perce faiblement les nuages, jusqu’à ce que ces derniers prennent finalement le dessus pour le reste de la nuit… Quelle déconvenue, je vous dis pas, il est 4h24 quand j’écris ces lignes et je m’en veux de ne pas être directement sorti à la première alarme..

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Néanmoins la semaine n’a pas été totalement stérile, fort heureusement.

La journée de vendredi fut maussade, avec des giboulées de neige. Cet après-midi-là, nous somme parti avec Erika, une amie que je me suis faire via CouchSurfing, sa pote Michelle et son amie Erin qui est descendante des Dogrib, une communauté amérindienne locale, pour une balade le long de la highway dans l’espoir de croiser le troupeau de bison sauvage du coin. En vain.
Pour nous venger, on s’est arrêté au super marché du coin acheter de la viande hachée de bison pour nous faire des burgers maison, et ce fut délicieux !
En sortant, curieusement, nous pouvions voir les étoiles dans le ciel. Plein d’espoir, je me suis reposé jusqu’à 23h, heure à laquelle je suis sorti en voyant poindre les premières aurores.
Devant mon Bed & Breakfast s’étendait une baye du Great Slave Lake, complètement gelée à cette saison et où je me suis aventuré avec mon appareil photo, mon trépied et deux trois bidules. Et ce fut magique ! A certains moments, la danse céleste emplissait le ciel de ses chatoiements, trop étendue pour la capturer avec le grand angle de mon appareil photo ! Peut-être moins intense que le grand serpent lumineux que j’avais eu en Norvège, mais recouvrant une plus grande portion de ciel.

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Au bout d’une heure et demi de contemplation, je suis rentré me réchauffer les orteils un moment avant de retourner avec une idée créative en tête. J’ai emporté mes flashs, un stick fluorescent et la brosse pour gratter le pare-brise de ma chevrolet de location. Au milieu du lac, j’ai dégagé un cercle concentrique (sinon c’est plus un cercle) jusqu’à atteindre la glace. Et voila ci-dessous le petit selfie qui m’a coûté des gerçures aux fesses.

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Le lendemain, je n’ai pas réussi à me lever à temps pour le check-out. Si les premières nuits, je suis resté dans un bed & breakfast, j’avais lancé quelques messages sur CouchSurfing. Si vous ne savez pas encore ce que c’est, C-S est une communauté d’échange où des habitants mettent gracieusement leur canapé à disposition de voyageur. Ce mouvement s’est répandu dans le monde entier et c’est un merveilleux moyen pour échanger avec des étrangers. Par exemple, en Irlande du Nord, j’avais été hébergé l’espace d’une nuit dans un Irish Pub, si si, avec la déco, la tireuse et tout le mobilier, et moi-même je propose mon canapé dans la bourgade d’Yverdon (avis aux intéressés).
Cette fois-ci, peu de monde étaient en mesure de m’héberger, mais chaque jour j’ai rencontré des couchsurfeurs disposé à partager un verre ou des activités avec moi, par exemple Steph m’a fait découvrir Old Town, Pilots Monument (en honneur des aviateurs qui ont ouvert la voie vers le Nord), ou mon premier Tim Horton (le Starubuck local), Scott m’a offert une bière, Lindsay & Marc m’ont accueilli pour un repas canadien avec d’autres couchsurfers, Erika m’a baladé à gauche et à droite et finalement Amy et Vimala m’accueillirent chez elles pour le reste du séjour.
Yellowknife est une ville récente, avec énormément de gens qui sont venus pour trouver un emploi facile et qui sont restés plus longtemps que prévu. Ainsi, nombreuses sont les personnes qui cherchent à créer des liens, se faire de nouveaux amis et occuper le temps dans ce lieu paumé. Et franchement j’ai aimé cet esprit communautaire où tout un chacun est ouvert vers les autres, d’une manière sincère. En l’espace d’une semaine, je me suis fait au moins une demi-douzaine de contacts avec qui je partage de vraies affinités et qui auraient pu devenir de vrai amis.

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Ainsi Erika est une jeune fille de retour d’un voyage sabbatique en Nouvelle-Zélande et a été enchantée de me faire découvrir la ville, et plus particulièrement ses petits commerces, où elle a travaillé dans certains, comme le Weaver & Devore qui est le plus vieux bazar de Yellowknife, Bullocks qui sert du poisson frais du lac dans une atmosphère familiale, une boutique qui vend de l’artisanat Dene (les indigènes) ou la balade dans la forêt pour débusquer les cascades de glace et la conduite sur le lac gelé (qui fait 2/3 de la superficie de la Suisse, au passage).

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Amy et Vimala furent mes hôtes à partir du samedi, et le plus drôle fut l’effet boule de neige que cela a entrainé : j’explique, samedi soir à mon premier souper canadien (oui, ils en font tout plein !), au fil des discussions, j’ai été recruté par Etienne, un Québécois qui cherche à vendre des épices et qui avait besoin d’une photo pour son site internet. Le lendemain, je me suis donc rendu chez lui pour un shooting où il avait préparé toutes ses épices sur un tableau représentant ses cours de cuisine.

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Le lendemain j’ai fait un Reggie’ Monday pour tous mes nouveaux amis (pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un Reggie’ Monday) et pour ma dernière soirée Etienne nous a invité pour un souper chez lui où il a cuisiné un savoureux plat indonésien, puis m’a interviewé sur la gastronomie suisse pour Radio Taïga avant de nous réserver une surprise !

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Après le repas, Etienne nous a embarqué sur le lac où on s’est rendu à une maison-bateau. L’été, il vous faut prendre une barque pour rejoindre son logement, mais l’hiver on peut parquer devant l’embarquation. Ici nous accueilli Stéphanie, une Québécoise qui pouvait me faire goûter du poisson du lac mais qui avait également ce soir-là une équipe de tournage japonaise produisant un reportage sur les maisons inusuelles du monde. Au milieu de l’équipe de 7-8 Japonais, il y avait la petite Saiko d’Okinawa, une sorte de Geisha toute kaiwai qui nous expliqua, par le biais de son interprète, la raison de sa venue dans les Territoires du Nord-Ouest et du reportage avant de sortir une bouteille de saké aussi grande qu’elle où chacun fit kampei à tour de rôle dans un bol en forme de chapeau pointu en se présentant. Ensuite elle sorti une sorte de cytar et un tambourin japonais et joua et chanta une chanson traditionnelle japonaise, puis elle entraina tout le monde dans une danse et des onomatopées japonaises qui finirent en jam. Irréel.

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Et moi qui pensait qu’il n’y avait rien à faire dans le grand nord du Canada…

Next destination, Whistler où je vais rejoindre ma soeur que je n’ai pas vu depuis 3 mois.

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Trop beau j’suis à Yellowknife (et il fait -20°C) !

Yellowknife Old Town à l'aube

Yellowknife, 20 000 habitants, recèle plus de la moitié de la population des Territoires du Nord-Ouest (NWT), au Canada. Cette province démesurée, plus grande que la France, l’Espagne et l’Allemagne réunies, est en grande partie recouverte de taïga et c’est là que je me situe actuellement, au-dessus de la 60e parallèle et à seulement 500km du cercle polaire. La suite

L’image de la semaine : Parov Stelar Band

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[mantra-multi][mantra-column width= »1/2″]Jeudi passé, j’étais accrédité pour prendre des photos au Metropop Festival à Lausanne pour Lordsofrock. La tête d’affiche était le groupe d’électro swing Parov Stelar, mélangeant les cuivres, la house, le jazz à de l’électro avec une pin-up aux jambes interminables au micro. En somme, le genre de band qui fait swinger toute la salle sur des rythmes bounceux et groovy en même temps. Ok c’est plein d’adjectifs funky écrits en italique pour dire que c’était super-bonard.

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